Le tournage en Chine se termine

Cours d'anglais dans une école primaire chinoise
Noya révise son cours de langue chinoise
Noya révise son cours de langue chinoise

La famille de Noya m’accueille a bras ouverts dans un quartier moderne de Pékin. Cet épisode du projet LikeYou – Komtoi sera totalement différent des précédents. Je vous laisse deviner quel drôle d’animal sera associé à la fillette.

Alors que la ville est sous haute surveillance policière en raison d’un congrès décisif du Parti Communiste Chinois, la vie des gens ordinaires se poursuit normalement.

你好 (prononcez « Nǐ hǎo »), les habitants de Pékin me saluent en chinois mais aussi en anglais. Il n’est pas rare qu’un enfant de 5-6 ans m’accoste spontanément en anglais en répétant les phrases apprises à l’école : « What’s your name? I’m Lee. »
La bienveillance de la population fait plaisir à voir. Sans aucun problème, je filme un peu partout. Pas non plus de sentiment d’insécurité lorsque je me déplace la nuit avec tout ma matériel vidéo. Des femmes seules sortent également profiter de la vie nocturne de la capitale.
Dans mes déplacements dans des quartiers moins riches et plus populaires, dans la journée, je n’ai pas le sentiment que je vais me faire aborder pour de mauvaises raisons.
Lorsqu’un policier me voit avec mon trépied en train de filmer, il ne fait ni une ni deux. Il vient à ma rencontre, m’interpelle en chinois. Sourire respectueux de ma part, gestes, paroles calmes pour lui signifier que je ne parle pas chinois. Je l’invite à regarder la scène que je viens de tourner, lui donne quelques mots-clés afin qu’il évalue la nature de mon travail. Intérêt, sourire de sa part. Il s’éloigne rassuré, un brin amusé.
Dans un supermarché de Pékin
Dans un supermarché de Pékin
 Je filme effectivement dans des endroits inaccessibles à des caméras en France : supermarché, école…
Tout comme dans le régime policier voisin qu’est la Russie, l’enjeu démocratique ne se situe pas là, pas au niveau de la population. La population ne semble pas rentrer dans le jeu des états totalitaires. Seule l’administration et les sphères du pouvoir semblent participer de cette chape de plomb qui pèse sur 1,4 milliards d’individus.
La récréation en Chine
La récréation en Chine

Le jeudi 22 mars, une école m’a ouvert ses portes. Une jeune professeure d’anglais m’introduit dans chaque classe. Les enseignants me permettent de réaliser les prises de vues aussi longtemps que je le souhaite.

Pour ne pas déflorer le sujet, je ne donnerai pas de détails sur l’établissement. Seulement quelques photos qui montrent la richesse de l’offre éducative : anglais, math, expression orale, arts plastiques, dessin chinois, échecs, piano, danse, escrime, kung-fu, football…
J’assiste également à une récréation comme les jeunes chinois en ont dans toutes les écoles. Je n’ai jamais vu cela ailleurs.
Le passage à l’école a donné lieu à 600 prises de vues sur pas loin de 15Go au total.
Il me reste à ce jour des plans de nuit à tourner, des scènes de jeux d’enfants, d’activités de loisirs.
Qui aurait pu penser que la famille de Noya m’apporterait une aide aussi efficace, serait aussi bienveillante à l’égard de mon projet et de moi-même ?

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Chez Noya Xu, au coeur Pékin

Carte du quartier où réside Noya Xu

Le projet de tournage dans une famille en Chine avance à grands pas.

  • Billet d’avion retour pour la Chine : √
  • Famille d’accueil à Pékin (1) : √
  • Hébergement près de la famille d’accueil (2) :  √
Noya Xu avec son lapin nous accueillera à Pékin
Noya Xu avec son lapin nous accueilleront à Pékin

J’ai donc le plaisir de vous présenter Noya Xu qui sera la prochaine héroïne de notre tournage.
Sa maman a accepté de jouer le jeu, de rentrer en contact avec les enseignants de l’école pour leur présenter le projet, etc.

Rien de simple dans un pays où pas mal de nos outils actuels de communication (médias sociaux, téléphonie par IP, Skype, WhatsApp…) ne fonctionnent pas.

 

 

Noya Xu avec son chien
Noya Xu avec son chien

(1) Nos recherches de famille auprès de nos partenaires professionnels n’ont pas abouti. Le fait urbain étant un des éléments les plus caractéristiques de la Chine actuelle, nous avons opté pour l’idée de permettre à Noya Xu de témoigner de sa vie d’enfant vivant dans une des plus grandes villes du monde.

(2)  Un étranger ne serait, paraît-il, pas autorisé à loger dans une famille chinoise vivant à la campagne.

Préparation du film en Chine

Echange avec le père de Sunny

Le projet de film en Chine est un véritable marathon relationnel. Avec l’aide de personnes très sympathiques qui m’apportent régulièrement leur soutien, je recherche encore une famille vers Pékin. Mais à présent aussi vers Shanghai. Pourquoi se limiter à la capitale dans un pays qui compte 1 milliard d’habitants ?
La précédente famille avec laquelle j’échangeais depuis plusieurs mois m’a fait faux bond hier matin. Pas simple du tout.

Le nouveau contact avec lequel j’échange semble prometteur. Un charmant garçon de 9 ans appelé Sunny (son nom international). Sa vie devrait être plus que surprenante pour les petits français. Je vais moi aussi de surprise en surprise à propos du quotidien d’un enfant chinois.

Ce tournage devrait apporter une véritable rupture par rapport à ce que nous avons fait précédemment.

Echange avec le père de Sunny
Echange avec le père de Sunny

 

En projet : la vie d’un enfant russe

Une famille en Carélie (Nord de la Russie)

Le projet de l’hiver 2018 portera sur la vie d’un enfant vivant en Carélie, cette région dans la taïga, tout au Nord de la Russie, proche de la Finlande.

Taïga en Carélie (Russie)
Taïga en Carélie (Russie)

Grâce à Анастасия Прахова*, un nouveau projet est en cours d’élaboration pour février prochain.

Egor, bientôt âgé de 10 ans, sera la vedette de notre nouveau reportage.

 

 

*Anastasia, notre partenaire et amie de St Petersburg